La troisième journée de l’École d’été a été consacrée à une activité de terrain au cœur de la ville de Mexico. Les participant·es ont pris part à une promenade commentée portant sur les anti-monuments féministes, un parcours allant de l’Ange de l’Indépendance jusqu’au Palais des Beaux-Arts.
Cette visite a été animée par Tania Islas, professeure membre de l’ÉRIGAL, et CERRUCHA, artiste de pratique sociale féministe. Ensemble, elles ont proposé une réflexion sur la manière dont les anti-monuments transforment l’espace public en lieux de mémoire, de revendication politique et de mobilisation citoyenne. Au fil du parcours, les participant·es ont découvert l’histoire et la signification de plusieurs de ces interventions urbaines, tout en analysant leur rôle dans la dénonciation des violences de genre, des disparitions, des féminicides et des différentes formes d’inégalités qui marquent les villes contemporaines.
Cette activité a également permis d’aborder les liens entre mémoire collective, appropriation de l’espace public et citoyenneté urbaine. Les échanges entre les participant·es et les intervenantes ont nourri une réflexion comparative sur les différentes façons dont les mouvements sociaux investissent l’espace urbain pour rendre visibles des revendications souvent absentes des mémoires et des monuments officiels.
En combinant observation de terrain, discussion collective et analyse critique, cette journée a offert une occasion privilégiée de mettre en dialogue les concepts abordés durant l’école d’été avec les réalités concrètes de la ville de Mexico.
Cette école d’été réunit des étudiant·es, professeur·es et chercheur·euses du Canada et de l’Amérique latine autour des enjeux liés à la ville, aux inégalités et à la citoyenneté. Elle est organisée conjointement par le CÉRIUM, l’Instituto de Investigaciones Sociales de la UNAM (IIS-UNAM), l’ÉRIGAL et la Chaire de recherche du Canada Participation et Citoyennetés.